« Pourquoi postuler chez nous ? » : 5 réponses atypiques

Pas facile de répondre de façon audacieuse à la question « Pourquoi postulez-vous chez nous ? »… Pourtant, certains candidats l’ont fait. Et ça a marché. La preuve avec 5 réponses plutôt osées.

« Car j’ai envie de prendre votre place »
«Je me souviens d’un candidat très monotone et peu pertinent au départ et qui m’a répondu qu’il postulait pour prendre ma place. Son audace a éveillé ma curiosité. Du coup, je me suis attaché à creuser sa personnalité et j’ai découvert un candidat qui avait davantage envie de s’investir que les autres », se souvient Adrien Courbon, directeur commercial chez EasyRecrue, spécialiste des solutions d’entretiens vidéo.
« Car j’ai de l’ambition pour l’entreprise »
«J’ai embauché un développeur autodidacte qui postulait chez nous car il pensait que notre entreprise pouvait devenir le prochain Google de l’éducation. Il m’a expliqué qu’il codait tous les jours, qu’il apprenait tout sur le tas sans formation spécifique et qu’il avait envie de réaliser de grandes choses. Son ambition a fini de me séduire », raconte Léo Sounigo, fondateur de Study Quizz, un éditeur d’applications éducatives.
« Car j’ai envie de faire carrière en interne »
«Les candidats sont actuellement très « court termistes ». Quelqu’un qui m’explique comment il se projette dans quelques années dans notre entreprise, quelqu’un qui a envie faire carrière chez nous, marque d’emblée des points », apprécie Jérôme Anstrousse, directeur sud d’Infotel, société de conseil et de services numériques.
« Car j’ai « raté » ma boîte, mais mon échec peut vous être utile »
«Un candidat qui postule après avoir déposé le bilan, par exemple, et qui sait l’expliquer, retient toute mon attention. En effet, son échec est une expérience qui vaut 10 ans dans une entreprise qui réussit. Je suis actuellement en pourparlers avec une candidate dans cette situation. Je sais que si on bosse ensemble, elle ne refera pas deux fois les mêmes erreurs. Elle sera force de proposition », argumente Paul-Marie Edwards, dirigeant du groupe Safir et auteur de « Rechercher un emploi : un job à temps plein » (éditions du Palio, 2015).
« Car je connais votre entreprise et je pense pouvoir prendre plaisir à y travailler »
«Je me dis qu’un candidat qui a pris la peine de contacter et de rencontrer un ou plusieurs de nos collaborateurs actuels n’est pas là par hasard. Il est acteur de son recrutement et pas passif. Si en plus, il m’explique que, compte tenu de ce qu’il a appris sur la société, il est sûr de pouvoir prendre du plaisir en travaillant pour nous, c’est positif. Cette personne devrait être vecteur de bienveillance en interne», apprécie Jérôme Anstrousse.

 

Sylvie Laidet, cadremploi